Posté par Le Marteau Rouge le 15 octobre / aucun commentaire

« Il n’y a plus de Français en lice à Roland Garros » est définitivement une phrase dépourvue de sens, car la France est représentée chaque année des éliminatoires au dernier carré, tout simplement car la terre battue est une spécialité française, et qu’elle se compose d’éléments « made in France ». Reportage

En premier lieu, il est important de savoir que l’utilisation du terme terre battue est inappropriée, car il s’agit réalité d’un empilement de 4 couches, dont la dernière (la plus superficielle) est faite de brique pilée. Cette utilisation remonte au XIXème sicle et est due aux frères tennismen Britanniques Renshaw, mais en villégiature sur la Côte d’Azur. N’arrivant pas à recréer des terrain en herbe, du fait du climat, ils décident de mettre sur les terrains des rebuts de poterie concassés pour remplacer la terre battue habituelle. Coup droit gagnant : la « terre battue » dans sa version moderne était née.

4 couches successives
De bas en haut, un terrain se compose :
– une couche épaisse de gros cailloux dont la partie supérieure est concassée plus finement pour empêcher l’eau de s’infiltrer
– du mâchefer en couche moyenne, qui retient une partie de l’eau pour permettre au terrain de garder sa souplesse
– du calcaire sur une épaisseur équivalente que la précédente venant de Saint-Maximin dans l’Oise
– de la brique pillée venue du Nord (Waziers près de Douais) en fine couche

Une surface stabilisée de confort de luxe
Ce nom donné par la Fédération Française de Tennis (FFT), dont les installateurs recommandés sont disponibles sur le lien suivant ICI, désignez malheureusement une surface avec beaucoup de contraintes :
– utilisation pendant les mois ensoleillés
– nécessité de refaire les courts chaque année

De fait, il existe des « terres battues » artificielle, où seule la couche superficielle de terre est conservée et déposée sur une chape synthétique, qui permet une utilisation toute l’année.

Mettez un peu de rouge dans votre jardin et jouez les contrastes, et de surcroît à la française.

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